Fabienne Compet propose quatre journées pour aborder le travail de quatre artistes américains auprès desquels elle a étudié.
Transmettre des textes, regarder des vidéos et pratiquer dans l’esprit de.
Chaque journée est introduite par un temps de pratique somatique.

Samedis, 10 heures – 17 heures

23 novembre : Steve Paxton / Le contact et l’improvisation
Né en 1939, il a d’abord étudié la gymnastique , les arts martiaux, le ballet et enfin la danse moderne , il est connu pour avoir inventé dans les années soixante-dix le « Contact Improvisation » au sein du groupe new-yorkais du Grand Union dont il a été l’un des fondateurs. Il a également été une figure influente du collectif du Judson Dance Theater qui réunissaient les recherches d’artistes comme Yvonne Rainer, Douglas Dunn, Trisha Brown…. Toute sa vie  il a mené des investigations singulières sur l’improvisation, et en 1986 il met au point une technique intitulée Matérial for the spine. Il vit actuellement dans le Vermont ou il est danseur-agriculteur.

8 février : Simone Forti / Parler et danser
Simone Forti naît à Florence en 1935 et émigre avec sa famille à Los Angeles. À partir de 1955, elle participe à San Francisco aux ateliers d’Anna Halprin, qui enseigne l’improvisation conçue comme performance artistique. Elle travaille avec celle-ci durant quatre années et intègre sa compagnie. C’est l’époque des premières « tasks improvisations ».
Arrivée à New York en 1960, Simone Forti y rencontre Trisha Brown, Lucinda Childs, Yvonne Rainer et Steve Paxton. Elle collabore activement aux premiers happenings, notamment avec Robert Whitman, Claes Oldenburg, Allan Kaprow… Elle commence des études sur les mouvements des animaux au Zoo de Rome. Celles-ci aboutiront au développement d’un vocabulaire de mouvements dits naturels…  Elle élabore parallèlement le « logomotion », une forme de danse improvisée mêlant parole et mouvement. Simone Forti continue aujourd’hui à enseigner et à performer dans le monde entier.

11 avril : Yvonne Rainer / Le minimaliste américain
Né en 1934, chorégraphe et cinéaste, elle est une figure importante de la Post-Modern Dance. Son regard esthétique critique, ses préoccupations politiques et son intérêt pour les arts plastiques en font une figure importante du Grand Union et du Judson Dance Theater. C’est à New York dans le climat des avant-garde des années 60 que ces collectifs explorent par les biais de la performance et de l’improvisation les limites de leur champ artistiques. Yvonne Rainer crée dans le cadre du Judson, Trio A, une pièce manifeste et commence à introduire des films dans ses chorégraphies (The Mind Is a Muscle…). À partir de 1975, elle se consacre davantage au cinéma et réalise six longs métrage expérimentaux où elle explore des thématiques socio-politiques : le genre, la race, la violence militante, la psychanalyse… Elle vit aujourd’hui à New York où elle écrit et chorégraphie.

23 mai : Lisa Nelson / Danser les yeux fermés
Chorégraphe, improvisatrice et vidéaste, elle explore depuis 1969 le rôle des sens en relation avec le mouvement.
Sa formation initiale en danse moderne et classique à la Juillard School de New York et au Bennington College a été complétée par ses études de musique occidentale, de musique ethnique, de vidéo et du sens de la vision, des techniques de théâtre expérimental, d’anatomie expérientielle avec Bonnie Bainbridge Cohen, par les recherches sur la perception de J. J. Gibson et Gregory Bateson. Durant les années 70 elle a étudié diverses approches de la danse improvisée.
Depuis 1977, elle est coéditrice de Contact Quarterly, une revue internationale sur la danse et l’improvisation.

Tarif
50€ : non-adhérents de l’association Incorporer
40€ : adhérents de l’association
Adhésion (non-obligatoire) à Incorporer : 15€

Honolulu, 9 rue Sanlecque
Tram 1 ou 2 – Commerce ou Hôtel-Dieu

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